Rencontre avec Heiner Biedermann

Le Dr Heiner Biedermann, le spécialiste allemand du KISS était en Avignon à nos côtés, jeudi 16 juin 2022. Retour sur une journée mémorable.

 

Le Dr Bierdermann, que nous avons rapidement appelé par son prénom, a passé une journée à nos côtés lors de nos consultations du jeudi. Patient après patient, son expertise et son recul bienveillant nous ont accompagnés tout au long de la journée. Merci Heiner pour ta capacité à partager ta vision du KISS et les perspectives de guérison qui s’en suivent!

Un professionnel plein de coeur

Depuis près de 50 ans, ce chirurgien orthopédiste et médecin manuel oeuvre à expliquer le Kiss. Il déploie une énergie considérable et néanmoins tranquille pour partager son expérience et expliquer sa démarche. A son actif plus de 250 publications dont la dernière en date que nous vous invitons à consulter sur son site.

Son effort pédagogique tant auprès des parents que des professionnels est constant, plein humour. Il incarne une philosophie thérapeutique bienveillante, optimiste mais néanmoins réaliste.

Cette journée restera dans ma mémoire à plusieurs titres. En effet, nous avions Serge et moi déjà rencontré Heiner à Cologne en Allemagne, il y a quelque années et apprécié nos échanges. Pour être honnête, l’homme m’avait immédiatement séduit et le professionnel convaincu. En effet son accueil chaleureux, ses explications techniques précises, son parcours de vie et sa bonhomie nous avaient donné envie de le faire venir en France pour échanger in-situ avec nos patients et aussi faire connaitre une autre voix que la nôtre sur un sujet difficile et souvent mal compris.

Des échanges lumineux

Cette journée d’échanges franco-allemand a été couronnée par une conférence en présence de parents d’enfants KISS mais aussi de professionnels, ostéopathes, enseignants, chiropracteurs, médecins et d’autres professionnels de santé. Une superbe rencontre au restaurant Françoise Avignon.
Avec simplicité et générosité, pendant 1 h 30 min de conférence, le Dr Biedermann a décrit la genèse de ses recherches sur le KISS et les perspectives de guérison des enfants traités, leur ouvrant ainsi un avenir.
Après avoir partagé ses recherches avec les personnes présentes, le Dr Biedermann a répondu aux diverses questions des participants lors d’un échange instructif et dynamique.

 

Lire l’article du Dr Biedermann

Site internet du Dr Biedermann

L’ETUDE DU MICROBIOTE : UNE VOIE THERAPEUTIQUE FANTASTIQUE

Qu’est-ce que le microbiote ?

C’est un ensemble de micro-organismes qui vivent dans notre intestin.  Il existe différents microbiotes dans le corps humain  au niveau de la peau ou au vaginal et pulmonaire.Ces micro-organismes sont de la famille des virus soit des bactéries ou  bien des champignons.

Côté microbiote intestinal appelée aussi flore intestinale, il inclus  les micro-organismes de la bouche, de l’ estomac et de l’ intestin. Sa population est très élevée et  rassemble 1plus de10 000 milliards d’individus. C’est à dire plus de 10 fois le nombre de cellules de notre organisme entier. Son poids s’approche des deux  kilogrammes.

Le microbiote digestif est composé à 90 % de bactéries.

Sa composition varie selon les personnes. Néanmoins, nous distinguons quatre groupes principaux de bactéries. A savoir des firmicutes, des bactéroidètes,  ou bien des proteobacteria ou encore des actinobacteria. Ces 4 familles de bactéries sont systématiquement présentent chez tout être humain.

Le microbiote intestinal se développe dès le séjour intra utérin.

Et continue son développement tout au long de la vie.Notons que plusieurs  facteurs peuvent perturber sa construction.Tout d’abord, pendant la grossesse, le microbiote du foetus est influencé par celui de la mère.La prise d’ antibiotiques qui détruisent la flore intestinale. Le mode d’accouchement peut également perturbé le microbiote, notamment en cas de césarienne ou de l’âge du foetus au moment de la naissance. Rappelons que la flore du nouveau-né se constitue à partir de la flore vaginale de la mère.

Ainsi, ces bactéries  sont les premières à coloniser le tube digestif du nouveau-né. Tandis que, le nouveau-né  en cas de césarienne ne bénéficie pas du contact avec les bactéries vaginales. Ensuite, c’est le régime alimentaire du nouveau-né qui modifie l’évolution de la flore.

De la naissance au sevrage du lait maternel, ce microbiote digestif est très instable et donc très vulnérable.

On considère qu’après 2,5 ans, le microbiote se stabilise.

A partir de ce moment, il est comparable à celui d’un adulte.Et continue à évoluer tout au long de la vie. Lorsqu’il est exposé à la prise d’antibiotiques, à des maladies infantiles ou bien à un stress important, il est affaibli ou même détruit.

L’appauvrissement du nombre de bactéries  entraîne une diminution des mécanismes de défense de l’organisme contre les agents pathogènes. La médecine moderne associe  l’apparition de certaines maladies  neuro-dégénératives  comme alzheimer ou parkinson, le diabète ou l’ obésité, certains cancers ou bien les allergies a une altération de la flore intestinale ou dysbiose.

Le microbiote intestinal remplit un certain nombre de fonctions vitales dans le corps humain.

En premier, il protège l’organisme contre les agents pathogènes. Il est également impliqué dans les fonctions métaboliques. Il facilite l’absorption des nutriments.Et enfin,  joue un rôle clé dans le fonctionnement du système immunitaire. Notons une réelle symbiose entre les micro-organismes de la flore et la personne.

Aujourd’hui, on peut analyser les gènes présents dans les bactéries de l’intestin

Avec un simple échantillon de selles, on peut connaître la composition de la flore intestinale. C’est en réalisant, l’ analyse métagénomique  qui regroupe l’ensemble des génomes bactériens et que l’on  peut en évaluer la richesse. Cette analyse permet de connaître l’entérotype de l’individu, d’évaluer l’équilibre de la flore intestinale et notamment  la répartition des groupes bactériens ou phylas, ainsi que la production d’acides gras à chaîne courte.

Comment peut-on agir sur le microbiote ?

Une alimentation variée et équilibrée constitue un levier majeur pour préserver le microbiote. Car, la qualité et la variété des aliments  agissent sur sa composition. Elles concourent, également à en préserver la variété des bactéries ainsi que son équilibre avec l’organisme.

Tout d’abord, l’ alimentation.

Elle doit être variée, équilibrée et particulièrement riche en fibres. De plus, cette apport de fibres protège contre le risque de maladies cardiovasculaires et de certaines maladies comme le cancer colorectal ou de l’œsophage.

Ensuite, les prébiotiques.

Un apport  de prébiotiques  favorisent le développement et l’activité des bonnes bactéries intestinales. Il existe différentes sources de prébiotiques comme l’inuline, les fructo-oligosaccharides ou FOS, les galacto-oligosaccharides ou GOS  et les fructanes que l’on  retrouve dans les légumes  tel que l’artichaut, le brocoli, le poireau ou la tomate.

Mais aussi dans les légumineuses, par exemple le haricot rouge, les  lentilles ou les pois chiches. De même  dans certains fruits comme la banane, la pomme et fruits secs. Ensuite, on en  trouve aussi  en quantité dans les racines  tels que la chicorée, le panais, le topinambour ou bien encore dans les oléagineux par exemple les amandes, les noix et la pistache.

En troisième lieu, les probiotiques.

Il est important également, d’être attentif à une alimentation riche en probiotiques pour nourrir le microbiote intestinal. Rappelons que se sont   des bactéries, des lactobacilles, des bifidobactéries ou encore des streptocoques. On en trouve aussi dans les levures présentes dans le lait, le kéfir, la choucroute.

En résumé, le microbiote intestinal constitue un organe à part entière qu’il est indispensable de préserver.

Son bon fonctionnement garantit une bonne santé générale. Lorsque le microbiote dysfonctionne, une dysbiose s’installe. Il est aujourd’hui possible de prévenir ce risque  en agissant sur  l’alimentation. Aujourd’hui, l’analyse du microbiote, est couramment utilisée pour déceler son appauvrissement et  d’y remédier au moyen d’un accompagnement nutritionnel personnalisé.

 

 

syndrome de kiss

Syndrome de KISS: Mythe ou réalité?

Depuis quand connaît-on le syndrome de kiss ? 

L’histoire de la thérapie manuelle appliquée aux enfants ne peut pas être retracée de façon exacte. Ce que nous savons, c’est que depuis très longtemps, certains guérisseurs locaux « donnaient un coup de main » pour soigner les enfants. Et nous savons également que les Égyptiens antiques connaissaient et pratiquaient des soins manuels. C’est pourquoi  l’on rencontre encore, des pratiques empiriques de massages crâniens et vertébraux,  en Afrique du nord, en Chine ou en Asie .

C’est du professeur Nicolas Andry de Boisregard, un chirurgien parisien, que nous vient un traité d’orthopédie de 1728 (orthos = droit et païdos = l’enfant). Par son travail, il montre pour la première fois un lien entre les difficultés de l’accouchement. Et il crée également un lien avec les anomalies de posture, le blocage de l’articulation des vertèbres cervicales et la base du crâne. Tout cela prend tout son sens dans l’approche contemporaine du Kiss.

Un syndrome qui ne date pas d’hier

Quasiment un siècle plus tard, l’un des fondateurs de l’ostéopathie moderne, A.T. Still précise dans sa vision de l’ostéopathie appliquée au nourrisson, l’importance d’un traitement précoce  des déformations  et des blocages de la colonne vertébrale. Et enseigne que les tensions et les distorsions de la base du crâne en lien avec  les premières vertèbres cervicales, fixent le schéma de développement de l’enfant.

Ce syndrome réapparaît en 1953 dans les travaux d’un chiropracteur allemand le Dr. Gottfried Gutmann sous le nom de «blocage de l’Atlas». 

Celui-ci reprendra à son compte l’impact des “blocages de la jonction de la tête”  sur le développement des enfants. Puis, il soulignera l’efficacité du traitement manuel dans la guérison des enfants.

Puis en 1984,  le Dr  Biedermann dans un article décrit le Kiss comme un “Syndrome dyskinétique cervico-diencéphalique”, une formulation peu engageante. Cette  description est difficile à abréger et à comprendre même par les professionnels.

Sa traduction en français : “déséquilibre cinématique causé par une tension sous-occipitale” ouvre la voie à un  raisonnement  anatomique fiable et à une perspective thérapeutique reproductible.

Jusqu’à quel âge les enfants peuvent- ils être concernés ? 

La question est plutôt  de savoir à partir de quel âge  on peut commencer la prise charge des enfants dans ce protocole. À la naissance,  environ 50% des enfants  présentent des troubles de la posture avec un léger blocage des cervicales sous la base du crâne. Après 6 semaines, la grande majorité des enfants s’est corrigée seule. Le professeur Biedermann, estime, de part son expérience, à environ 5 à 6% le pourcentage d’enfants qui nécessiteraient une prise en charge thérapeutique adaptée.

Connaît-on l’origine du syndrome de Kiss? Est-ce héréditaire? 

Son origine est intra-utérine et posturale. C’est, dans les dernières semaines de la gestation, que l’enfant subit des contraintes et des pressions crâniennes importantes. Et dans certains cas, il se bloque dans le bassin de sa mère, ce qui  peut entrainer une compression sous occipitale. Comme cette situation dure plusieurs semaines, elle entraine une posture adaptative avec torsion de la colonne et du bassin. L’enfant va naitre avec ce pli tensionnel imprimé.

L’origine n’est pas héréditaire mais plutôt posturale. Par contre, on peut rencontrer dans une même famille certains enfants et un des deux parents atteints du syndrome de KISS.

Quels sont les symptômes de ce syndrome ?  Quels indicateurs peuvent nous alerter ? 

Deux sortes de symptômes sont caractéristiques du syndrome de KISS. En premier, une perte de mobilité des cervicales sous la base du crâne qui empêche de tourner la tête d’un côté. Et un blocage ou une perte de mobilité contre latérale du bassin. Une indication pour les repérer :  généralement une posture en virgule et la tête rejetée en arrière.

D’autres symptômes secondaires souvent associés à d’autres pathologies sont:

  • des pleurs incessants
  • rythme anarchique du sommeil
  • de nombreux dysfonctionnements digestifs
  • un reflux gastro oesophagien interne ou externe
  • des difficultés de succion
  • de déglutition
  • des hoquets
  • de constipation
  • des coliques
  • diarrhées
  • des ballonnements.

Les parents sont souvent inquiets de voir des déformations du crâne ou de la face. Par exemple, un oeil plus petit qu’un autre, un crâne asymétrique…

Comment  le syndrome de Kiss impacte-t- il le quotidien des enfants?

Chez les nourrissons, on rencontre des difficultés à s’alimenter du fait de la posture et des tensions dans la bouche. Le portage est d’ailleurs difficile. Mais aussi des problèmes à trouver un sommeil réparateur car ils ont du mal à se détendre. Un peu comme s’ils souffraient d’un petit torticolis et d’un lumbago en même temps.

S’y ajoutent des difficultés digestives. Puis vient l’apparition des dents parfois retardée par les tensions. L’acquisition de la marche est, elle aussi impactée. La latéralisation, la motricité fine, certains apprentissages moteurs, la maîtrise du langage sont retardés.

Très souvent, les premières difficultés concernent le sommeil. Un enfant qui ne dort pas, pleure!

Quelles séquelles laisseraient un syndrome de Kiss non traité ? 

Il nous arrive dans nos consultations de rencontrer des cas de kiss adultes. Alors, ils souffrent de fréquentes migraines, d’un état de fatigue intense. D’autres, souffrent de problèmes posturaux, de difficulté de latéralisation. Certains ne reconnaissent pas la droite de la gauche. On rencontre aussi de nombreuses difficultés d’apprentissage et ces personnes peuvent souffrir de différents « dys ».

Comment le diagnostic est-il posé ? 

Pour éliminer les enfants non concernés par le syndrome de KISS, nous avons mis en place un questionnaire de pré-diagnostic sur notre site internet qui permet de recueillir les premiers renseignements utiles pour éviter de faire déplacer les familles pour rien. Aux vues des renseignements fournis, nous contactons les parents soit pour les orienter vers d’autres professionnels, soit nous les invitons à l’étape suivante. Lors du rendez-vous, nous recherchons  la cause initiale du blocage  à savoir le crâne et des premières vertèbres cervicales. C’est à la palpation fine que l’on va évaluer la mobilité de la première cervicale sous la base du crâne qui devrait bouger de manière identique à droite comme à gauche. Nous vérifions également la mobilité du bassin et des jambes.

Quels sont les traitements possibles? 

En fait, notre expérience nous montre qu’il n’y a malheureusement pas d’autre traitement efficace pour guérir ce type de symptômes posturaux caractéristiques du syndrome de kiss. La seule solution pour guérir, consiste à libérer les articulations de la base du crâne et du bassin. 

Avec mon collègue le Dr Serge Larcher, nous avons développé une approche à 4 mains qui assure rapidité et confort du traitement pour l’enfant. Nous travaillons à deux avec toute la complémentarité, la vigilance éthique et la non-violence que nous imposent notre statut. 

Il est fondamental de traiter également les tensions de la langue et de la bouche qui sont liées aux tensions cervicales. Ces tensions de la langue et du palais nécessitent environ 2mn de mobilisation des muscles de la langue avec un appui de l’ordre de 30 grammes qui est absolument indolore en soi. Si les enfants pleurent à ce stade du traitement, ce signal est souvent interprétés par les parents comme de la douleur. En réalité, c’est plus la frustration de ne pouvoir têter ou déglutir.

Le traitement inclus également la levée des tensions digestives, celles de la colonne vertébrale dans son ensemble et les tensions résiduelles au niveau sous-occipital.

La technique que nous avons retenue comme efficace et non iatrogène est une normalisation par poussée latérale fine qui mobilise ces vertèbres sur 1 millimètre environ. Le craquement n’existe pas chez les nourrissons du fait de la manœuvre elle-même et de l’immaturité des vertèbres cervicales. La encore, les apparences peuvent être trompeuses…

Quels professionnels de santé les parents peuvent-ils aller consulter ?

La première réaction des parents en difficulté est d’aller consulter leur médecin traitant ou un pédiatre. Malheureusement, le syndrome de KISS est peu connu même des professionnels. En France, il est même écarté d’un revers de main. De nombreux professionnels estiment que ce syndrome n’existe pas faute de publication scientifique. D’autres assurent tout connaître du KISS et savoir soigner ces enfants. Mais après quelques séances classiques, les parents se rendent compte que l’enfant rechute en permanence. Du coup, ils se retrouvent dans un désert thérapeutique angoissant. Aujourd’hui, seuls des ostéopathes, chiropracteurs, kinésithérapeutes et quelques médecins-ostéopathes réellement formés à ce protocole sont en mesure de le guérir. Le Dr Larcher et moi-même proposons d’ailleurs une formation conjointement avec le centre de formation ATMOS. Précisons, qu’il est fondamental, bien évidemment, de rester en lien avec  les professionnels de santé  traditionnels: médecins, pédiatres pour une prise en charge globale.

Gérard LONGUET Ostéopathe DO

LE BABY BLUES ET LE COCCYX

Le baby blues est assez connu des mamans, actuelles ou futures, mais sa cause n’est pas toujours clairement identifiée.
Il faut différencier le baby blues de la dépression du post-partum.

Voici ce qu’en pense une maman qui fait une description plutôt humoristique des 2 évènements, bien que le sujet ne prête pas à rire.

Le baby blues, est comme une belle femme mystérieuse accoudée au comptoir d’un piano bar enfumé, qui écoute distraitement un morceau de jazz en sirotant un verre de martini d’un air vaguement mélancolique.

La dépression post-partum, c’est comme un japonais qui se fait un syndrome de Stendhal devant Notre Dame de Paris, se roule par terre en arrachant ses vêtements et en hurlant qu’il est la réincarnation de Marie Madeleine et qu’il doit être lapidé, puis, une fois débarrassé de ses oripeaux, se lacère le visage et les avant-bras avec une miniature de la tour Eiffel en plastique achetée quelques rues plus loin, les yeux révulsés et affichant un air de terreur mystique.
Au delà de la caricature et plus sérieusement
Quels sont les symptômes du baby blues?
Mélancolie, sautes d’humeur, perte d’appétit, insomnies, difficultés à se concentrer… Les “manifestations” du baby blues varient d’une femme à l’autre.
 Après l’accouchement, certaines mamans deviennent tout à coup hypersensibles: la moindre contrariété – et parfois même un simple compliment ! – provoque une crise de larmes ou de colère. Résultat, elles n’arrivent plus à contrôler leurs émotions et se sentent peut-être un peu ridicules ! Le baby blues n’est pas une maladie: c’est une réaction post-natale naturelle fréquente et qui doit toutefois être prise au sérieux.

Quand le baby blues apparaît-il?
D’une manière générale, il survient dans les 3 à 10 jours suivant l’accouchement, le plus souvent, il démarre lors du séjour à la maternité. Rassurez-vous, le baby blues ne dure jamais bien longtemps: en l’espace de quelques heures à quelques jours, vous vous sentirez épanouie par la magie de votre bébé.
En revanche, la prudence s’impose si cette déprime se prolonge au-delà de 15 jours et/ou s’intensifie : la véritable dépression n’est peut être pas loin. Mieux vaut alors consulter sans tarder pour en comprendre les causes profondes.
Baby-blues : un passage nécessaire
La fin d’une aventure… 
Le « baby blues » n’est pas pathologique. Selon les psychiatres, ce serait même une étape utile pour marquer la fin d’une aventure, la grossesse, et le début d’une autre. De « fille de », on devient « mère de » : un véritable bouleversement psychique. Cette dépression passagère permet également à la maman de faire le deuil de l’état fusionnel dans lequel elle vivait avec son bébé et de l’enf ant « rêvé » ou idéal qui n’existait que dans son imagination.

Et le début d’une nouvelle vie.
La jeune maman va devoir accepter son bébé, faire sa connaissance et lui consacrer la majeure partie de son temps, sans rien en attendre en retour. Etre dans une totale abnégation d’elle-même pendant quelques semaines. Ce n’est qu’en passant par ces différents stades qu’elle« grandira» elle-même et deviendra mère à son tour.
En général, une dizaine de jours suffisent pour que la maman trouve sa propre organisation, découvre le « mode d’emploi » de ce petit être, noue des liens avec son bébé et savoure enfin son bonheur. Devenir maman, mais aussi retrouver progressivement son identité de femme. Ce sera d’autant plus facile qu’elle se sentira soutenue et rassurée par la présence de son compagnon et de son entourage.
Je voudrais compléter cette description par les mots confiés d’une maman :

« Et puis, il y a cette mystérieuse disparition du Temps que l’on n’explique jamais totalement aux futures mamans. Dès que vous avez votre bout de chou dans les bras, le temps vous file entre les doigts. (…) Vous aussi, vous disparaissez… du moins, ce «vous » que vous pensiez être.»

Baby-blues : n’hésitez pas à demander de l’aide
Quand s’inquiéter ? Si cette déprime dure plus de quinze jours, si vous ne parvenez pas à vous occuper de votre bébé, si vous avez l’impression de ne pas l’aimer, il peut s’agir d’une vraie dépression. Demandez si possible de l’aide autour de vous pour les tâches ménagères, les courses, ou tout simplement pour promener votre bébé pendant que vous ferez la sieste. Ne restez pas seule avec votre souffrance, et n’ayez pas honte : 10 % des femmes entrent dans un syndrome dépressif après leur accouchement.

Et le coccyx dans tout ça?
Physiquement, la maman n’est pas au top, des cernes prononcées, un ventre distendu, des vergetures, quelques kilos de trop, sans parler des douleurs cicatricielles qui l’empêchent de s’asseoir ou limitent ses mouvements. La maman prend conscience alors qu’elle n’est plus seulement une femme mais une femme devenue mère.
Elle veut, pour le coup, être une super maman. Elle surestime souvent ses capacités et tire un peu trop sur la corde.
Par ailleurs, le manque d’ergonomie du matériel de puériculture, certes assez bien adapté au bébé, ne l’est pas du tout pour les parents. Les cosy pèsent une tonne, et il faut avoir fait une école d’ingénieur (et encore…!) pour harnacher bébé. Les mamans nous signalent fréquemment des douleurs de dos à la suite du bain de bébé ou en le déposant dans son lit à barreau

Du fait de l’hyper-laxité de la grossesse, liée une production importance de progestérone et à certaines difficultés d’accouchement, en particulier quand la tête du bébé se présente en hyper extension, le coccyx peut alors subir des contraintes allant jusqu’à la lésion avec une subluxation antérieure. Ces difficultés entraînent pour la maman une impossibilité à rester assise sur les deux fesses. En conséquence s’installe une tension sur la dure-mère: la membrane qui relie la tête au bassin, responsable de migraines ou de douleurs lombaires constantes. Tous ces symptômes douloureux empêchent un repos réparateur, aggravent l’état de fatigue générale et amplifie le baby blues.

Nous constatons souvent l’association entre un baby blues non traité et une subluxation coccygienne non diagnostiquée , alors qu’une simple prise en charge ostéopathique de cette lésion améliorerait rapidement ces deux problèmes .

Le traitement préconisé

Seul le traitement manuel est efficace dans ce type de configuration, il consiste en une correction ostéopathique de la subluxation du coccyx. Suivie d’une harmonisation de la statique du bassin, des organes pelviens, des viscères comme l’intestin et l’estomac.
Ce traitement simple, complet et indolore contribuera à la guérison du baby blues

bébé kiss

Les réflexes archaïques

De très nombreux réflexes, dits archaïques, primitifs ou primaires, émergent dès la sixième semaine de la vie intra-utérine pour être intégrés au fur et à mesure, jusqu’à l’âge de trois ou quatre ans pour certains.

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