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Les réflexes archaïques

De très nombreux réflexes, dits archaïques, primitifs ou primaires, émergent dès la sixième semaine de la vie intra-utérine pour être intégrés au fur et à mesure, jusqu’à l’âge de trois ou quatre ans pour certains.

Principe de base: ces réflexes archaïques doivent émerger pour pouvoir être ensuite intégrés et finalement disparaître, pour faire place à d’autres réflexes, pour que les connexions entre les neurones se multiplient en faisant croître les ramifications depuis les corps cellulaires jusqu’à ce que notre cerveau devienne mature pour répondre de façon cohérente aux demandes du cortex et aux contraintes extérieures diverses.

On estime à 4,7 millions, le nombre de ramifications créées par minute dans le cerveau d’un nouveau né.

Les R.A. sont des mouvements automatiques

Les réflexes archaïques sont des mouvements automatiques que l’on observe chez le nouveau-né déclenchés par des stimuli internes/externes spécifiques.

Leur présence est le signe du bon développement du système nerveux et du tonus musculaire du bébé.

C’est pourquoi le pédiatre en contrôle systématiquement quelques-uns lors du premier examen à la maternité.

Certains apparaissent pendant la vie fœtale, d’autres pendant l’accouchement, et quelques uns dans les semaines qui suivent. Ils sont essentiels à la survie du nouveau-né (Ex: réflexe de recherche du sein puis celui de succion, etc).

Après leur apparition, chacun de ces réflexes (on en a observé environ 70) a une phase d’activation plus ou moins longue, puis d’inhibition.

Ce programme est commun chez l’être humain.

C’est grâce aux mouvements reflexes de son corps et aux multiples stimuli sensoriels expérimentés travers le mouvement, que les fibres nerveuses vont pouvoir se développer et former un réseau de communication entre toutes les parties de son système nerveux.

L’activité motrice du nouveau-né, est contrôlée par les réflexes primitifs

Lorsque le bébé, fait spontanément des mouvements rythmiques, il inhibe ses réflexes primitifs et développe ses réflexes posturaux. Au début ces mouvements sont désordonnés, mais après un peu de pratique, ils deviennent plus aboutis, jusqu’à ce que le bébé passe à un autre mouvement lorsque le bébé apprend à faire un mouvement spécifique d’une façon exacte, cela signifie que le réflexe primitif concerné par ce mouvement va peu à peu être intégré.

Un exemple de réflexe qui, s’il n’est pas intégré, peut perturber durablement les enfants :

Le réflexe de paralysie par la peur (RPP) est une réaction du fœtus au stress. Il constitue l’un des premiers réflexes de rétractation qui émerge in utero dès le deuxième mois de gestation. Les réflexes de retrait sont caractérisés par un mouvement de rétractation rapide (comme chez les amibes), en réaction à une stimulation tactile de la région de la bouche. Le réflexe de paralysie par la peur (retrait) est déclenché lorsque les cellules du fœtus sont exposées au stress.

Emergence: vers la 5ème semaine in utero

Intégration: vers la 12ème semaine in utero

Quel que soit le type de RA concerné, sa présence signifie qu’un blocage structurel persiste, qu’il faudra vérifier. S’il subsiste encore malgré le traitement, il faudra entreprendre une thérapie complémentaire .

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